Recherche participative de fournisseurs bio ?! 🤜🤛

Bonjour Vitaline,

Je fais suite à votre récente newsletter annonçant la fin de l’ère Vitaline « bio ».

Le contenu du mail est limpide : fournisseurs difficiles Ă  trouver et tarifs dissuasifs.
Tout le monde peut l’entendre.

Pour autant, ce fut en googlant « feed bio » que j’ai découvert Vitaline en 2019 (déjà).
L’arrêt du bio a donc quelque chose de paradoxal.

Votre newsletter ne fait pas mystère de vos difficultés d’approvisionnement et je n’ai pas la prétention de remplacer votre responsable achats.
Mais je me pose cette question : avez-vous frappé à absolument toutes les portes ? Certaines seraient-elles cachées derrière un cheat code ?! Vos clients pourraient-ils vous aider dans votre recherche de fournisseurs ?
Je représente le service client d’une entreprise de données B2B. D’autres clients pourraient avoir de meilleures pistes.

Avant d’être un choix égoïste, le bio était une utopie politique. L’agriculture biologique n’en finit pas d’encaisser les coups mais elle « survit ».

Je comprends que la survie ne soit pas votre modèle économique.
Ce serait formidable de pouvoir maintenir la promesse originelle malgré l’encerclement.

« Toujours prêt »,

Laurent

Bonjour,

Il y a effectivement une lueur de déception à ne plus consommer du label bio. Pour autant, est ce que la qualité nutritionnelle a changé? Est ce qu on se régale moins? Les recettes de la nouvelle gamme de produits offrent une qualité intacte.

Bio, c etait certes plus "fun " sur le papier. Mais ça n a rien changé dans l’estomac.

:heart:

Bonjour,

Je fais partie des clients déçus par l arrêt du bio.

Ce n est pas une histoire de fun mais plutôt de santé, à l heure où tous nos aliments sont contaminés par pesticides, plastiques, pfas, cadmium et autres joyeusetés.

Après le bio a ses limites aussi et ne règle pas tout ces problèmes. Je comprends aussi la difficulté évoquée.

D ailleurs au passage je remarque beaucoup de produits vitaline aevc les flocons d avoine proche de la première position dans les ingrédients. Or les flocons d avoine sont apparement très contaminés par le cadmium. Est-ce qu il serait possible d aborder ce sujet et éventuellement espérer une alternative?

Toujours client de vitaline cela dit même si je râle un peu :slight_smile:

Bonne journée

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Je comprends vos préoccupations.

Mais ce que j’apprécie particulièrement chez Vitaline, c’est cette capacité à allier l’exigence nutritionnelle à une transparence totale sur la composition.

L abandon du bio annoncé publiquement par la marque, c est aussi la preuve d un courage et d une réelle honnêteté commerciale, ce qu on peut également apprécier à sa juste valeur en tant que client.

Tout Ă  fait d accord!

Ce qui me préoccupe, ce ne sont pas les papilles : ce sont les pathologies.

L’expertise collective de l’INSERM (2021, plus de 5 300 études) retient une présomption forte de lien entre l’exposition aux pesticides et six maladies : maladie de Parkinson, lymphomes non hodgkiniens, myélome multiple, cancer de la prostate, troubles cognitifs, BPCO. Et ça ne s’arrête pas aux agriculteurs : les enfants vivant près des zones d’épandage présentent davantage de troubles du développement. Voilà le « conventionnel », hors étiquette.

Les morts ne parlent plus, mais on peut en parler. En Bretagne, les nitrates agricoles — engrais et lisier d’élevage intensif — nourrissent les algues vertes ; en pourrissant, elles dégagent du sulfure d’hydrogène. Ce gaz a tué des sangliers par dizaines, et la justice administrative a fini par reconnaître une mort humaine par intoxication. La Cour des comptes attribue le phénomène à plus de 90% à l’agriculture.

Les morts sont aussi en amont. Selon Santé publique France, un agriculteur se suicide tous les deux jours en France ; la MSA chiffre leur surrisque de mort par suicide à +43 % par rapport à la population générale, et le constate « de plus en plus marqué ». Précarité, maladie, surcharge, isolement, dette : l’étau d’un modèle qui réclame toujours plus d’intrants pour des marges qui s’effondrent. On n’achète donc pas seulement des résidus dans son assiette — on entérine une structure qui broie ses propres producteurs.

Le bio n’a jamais été un confort de bobo « ''fun" sur le papier ». C’est un choix de société, pas un plaisir égoïste. Ca ne se joue pas dans l’estomac, mais dans la nappe phréatique et le sang des agriculteurs.

Pour finir, je recadre — parce que c’est Vitaline qui a posé la question. Leur blog post se termine par : « Si vous voyez des solutions ou souhaitez en discuter. » Des solutions. Pas des avis : des avis, on en a tous, et ça ne nourrit personne. Vitaline demande des pistes concrètes : si vous en avez, je suis preneur. C’est le seul terrain qui m’intéresse ici.

Sources :
• Pesticides et pathologies — INSERM, expertise collective « Pesticides et santé : nouvelles données » (2021) : Pesticides et santé – Nouvelles données (2021) · Inserm, La science pour la santé
• Algues vertes, mort humaine par H2S reconnue — Cour administrative d’appel de Nantes : Responsabilité de l’État du fait de la prolifération des algues vertes en Bretagne - Cour administrative d'appel de Nantes
• Algues vertes, origine agricole Ă  plus de 90 % (Cour des comptes, 2021) : Algues vertes : l’État sommĂ© de faire plus contre la pollution aux nitrates
• Suicide en agriculture, « un tous les deux jours » (SantĂ© publique France) — rapport du SĂ©nat (2021) : Suicides en agriculture : mieux prĂ©venir, identifier et accompagner les situations de dĂ©tresse - SĂ©nat

Merci Laurent K pour votre contribution très instructive.

Mon commentaire pêche effectivement par son ignorance crasse, et je vous prie de m’en excuser.

Je n’ai pas de solution miracle, comme vous.

Je me contente d’aimer les produits et d’admirer les fondateurs, qui ont effectué un travail colossal pour parvenir à élaborer leur gamme de produits.

Je pense qu il n a jamais été question de porter atteinte à la santé des consommateurs, au contraire!

Je suis de mon côté également très attaché au bio, pour les mêmes raisons que @LaurentK , que je remercie au passage d’avoir fait un retour aussi détaillé :white_check_mark:

Je n’ai pas de solution en tête, car je comprends aussi le besoin de Vitaline de continuer à proposer des prix abordables pour éviter de devenir un marché trop niche.

La seule piste à laquelle je pense, mais il est probable qu’elle ait déjà été envisagée : quid de ne garder qu’une ou deux références en bio (par exemple une salée et une sucrée), et de ne la proposer qu’en un seul format (sachets par exemple) ? Cette simplification permettrait peut-être de limiter les problèmes de production (stocks, invendus) tout en continuant à répondre à un besoin clairement exprimé ici ?

Il faudrait évidemment la vendre plus cher. Je suis de mon côté prêt à payer un peu plus, il faudrait voir combien cela coûterait. Un sondage pourrait peut-être éclaircir les choses ?

Bon dimanche :slight_smile:

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